Depuis Gutenberg...

La substantifique moelle de l'imprimé haut-alpin sélectionnée pour vous. 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Illustration : Centenaire de l'imprimerie de J.C. Richaud, affiche)
Source archives.hautes-alpes.fr / Archives départementales des Hautes-Alpes

 

 

 Nous avons regroupé ici nos coups de cœur, rencontrés au fil des sélections et de la rédaction des articles dans Culturicimes Patrimoine. Ouvrage de référence, résumant tous les autres, ou encore émouvant, drôle, édifiant, cocasse... s'il ne fallait en garder qu'un ! 

 

Depuis Gutenberg...

La substantifique moelle de l'imprimé haut-alpin sélectionnée pour vous. 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Illustration : Centenaire de l'imprimerie de J.C. Richaud, affiche)
Source archives.hautes-alpes.fr / Archives départementales des Hautes-Alpes

 

 

 Nous avons regroupé ici nos coups de cœur, rencontrés au fil des sélections et de la rédaction des articles dans Culturicimes Patrimoine. Ouvrage de référence, résumant tous les autres, ou encore émouvant, drôle, édifiant, cocasse... s'il ne fallait en garder qu'un ! 

 

Les références

 

 

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Les émouvants

 

 

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Les insolites

 

 

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*** Les citations en or ***

 

 La crème de la crème.

Voici, pêle-mêle, les citations de choix tirées des textes imprimés de Culturicimes Patrimoine. En espérant que ces très select morceaux vous donnent envie d'aller goûter au reste !
gateaux2

 

 
AVANT L'INVENTION DE LA PHOTO 

 

A quoi ressemblait Guillaume Farel, le célèbre réformateur protestant né près de Gap à la fin du 15e siècle ? Selon que l'on aime ou pas... c'est le regard qui fait le personnage !

Farel

« 'Une taille élevée, une physionomie expressive qu’embellissait une chevelure blonde et qu’animaient des yeux noirs et pleins de feu, disposaient favorablement à écouter un homme dont la voix était forte et majestueuse. S’il n’avait pas l’éloquence insinuante de Viret, l’argumentation sentencieuse de Calvin, son cœur ardent communiquait sa flamme à ses auditeurs.'  Ainsi parle Andrié.

'On l’a dépeint, dit aussi le Dr Long, petit, de pauvre apparence, la figure commune, le teint brûlé par le soleil, au menton deux ou trois touffes d’une barbe rousse et mal peignée, l’œil en feu, la bouche béante.'

Que faut-il croire de ces portraits ?... »

Extrait de Gustave Vallier, Guillaume Farel, vue 37 - page 3.
(Illustration : extrait de Guillaume Farel, Du vray [sic] visage de la croix de Jésus-Christ.)
Source archives.hautes-alpes.fr / Archives départementales des Hautes-Alpes

 

 

 

 

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UN MOMENT HISTORIQUE !

 

En 1815, débarquant depuis l'île d'Elbe pour monter à Paris reprendre le pouvoir, Napoléon passe par Gap. Pierre-Antoine Farnaud, alors secrétaire général de la préfecture, se retrouve, (presque) malgré lui, dans l'hôtel où loge Napoléon. Mis dans une situation délicate par la réaction du préfet à l'arrivée de Napoléon, rempli d'émotion et de confusion, Farnaud relate sa rencontre avec l'Empereur.

Farnaud

« [...] j'étais dans un piteux état. J'étais encore couvert d'un carric d'étoffe grossière et brune que j'avais jeté sur mon habit, lorsque je fus la veille, à dix heures du soir, avec Givaudan, me placer dans la rue de Provence pour reconnaître Napoléon. J'avais de la boue jusqu'à la ceinture, et le désordre de ma toilette et de mes cheveux annonçait toute la fatigue que j'avais éprouvée pendant le jour précédent et la nuit qui venait de s'écouler.

La porte de la petite chambre d’où nous sortions était tout près de celle de l’appartement de l’Empereur. Le général Bertrand, me tenant par la main, ouvre tout à coup celle-ci, en annonçant tout haut le Secrétaire général de la préfecture ! et, me poussant légèrement par l’épaule, il m’introduit malgré moi et referme la porte sur lui, en me laissant tout seul avec le plus grand homme du siècle. »

Vous voulez savoir ce que Pierre-Antoine Farnaud et Napoléon se sont dit ? Ils ont parlé des Hautes-Alpes ! Rendez-vous ici pour suivre leur conversation telle que nous l'a transmise Farnaud.

 
Extrait de Le passage de Napoléon 1er à Gap en 1815. Extraits des manuscrits de M. Farnaud, secrétaire général de la préfecture, vue 20 - page 33
(Illustration : portrait de Pierre-Antoine Farnaud. Extrait du même ouvrage.)
Source archives.hautes-alpes.fr / Archives départementales des Hautes-Alpes

 

 

 

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LE JEU ADOUCIT-IL LES MOEURS ? 

 

En décembre 1908 est organisée à Gap une fête pour la construction d'un kiosque dans le parc de la Pépinière. A cette occasion a lieu une grande revue, avec décors, tenues, buffet... et chansons. Tout Gap y passe ! Entre le Couplet du patinage et le Couplet des confettis, découvrons ensemble le Couplet du bridge, à chanter sur l'air "Les salons parisiens".

Couplet du bridge                                             

« Le Bridg’ Monsieur c’est la grand’ mode

Il dégot’ même le pokerkiosque                                                        

Du plus grand monde il est dans l’code

On ne jou’ plus que ça tout l’hiver

Sachez donc en quoi il consiste

Cœur piqu’ trèfl’ sans atout carreau

Mais j’abrège cette longue liste

La règl’ du jeu tient en un mot

C’est l’jeu où tout l’ temps on s’engueule

On s’engueule (bis)

On s’trait’ de filou d’ crott’ de chien

On fait beaucoup de bridg’ pour rien

Jeuness’ dorée, nobles aïeules

Dans les salons tout le monde s’engueule »

Amateurs de poésie, vous souhaitez découvrir d'autres chansons ? Le Couplet de l'avocat-épicierles Couplets du Contrôleur pour l'impôt sur le Revenu et le Couplet de la Dispute du Gaz et de l'Electricité sont faits pour vous vous.

Extrait de Tout Gap y passe, vue 24 - page 44
(Illustration : dessin accompagnant le Couplet du kiosque. Extrait du même ouvrage)
Source archives.hautes-alpes.fr / Archives départementales des Hautes-Alpes

 

 

 

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LE SAINT DOCTEUR 

 

En avril 1870 meurt à Gap le bon Docteur Roubaud, personnalité importante de la ville, très aimé de ses patients et administrés. Sa nécrologie, publiée dans le journal l'Annonciateur du 16 avril, nous donne à voir des scènes de piété populaire héritées du culte des saints médiéval. Sur le cadavre du Docteur, considéré sans doute comme un intercesseur avec le divin, sont prélevés un certain nombre d'éléments qui deviendront autant de porte-bonheur. En effet, rien de tel que de porter sur soi un peu de docteur pour se maintenir en santé ! 

 « Nul ne peut dire le nombre de personnes de tout âge et de toute condition qui, trompant la surveillance rigoureuse qu’on avait été obligé d’établir autour de ce pauvre et cher cadavre, sont parvenues à dérober soit un peu de ses cheveux,  - tout a été pris – soit seulement quelques morceaux du linceul qui le recouvrait. Nul ne peut dire le nombre bien plus considérable de celles qui n’ont pu que faire toucher à ces mains et à ces lèvres glacées par la mort, des croix, des médailles, des chapelets, transformés maintenant par ce simple contact en véritables et pieuses reliques. "

Extrait de Le Docteur Roubaud, vue 3 - page 4

 

  

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UNE AMBITION POUR BRIANÇON 

 

Antoine Caire-Morand, lapidaire (tailleur de pierres précieuses) à Briançon à l'époque de la Révolution française, nourrit de grandes ambitions pour la cité qui l'a vu naître. Il y construit une manufacture de cristal de roche, qui connaît une gloire réelle mais éphémère. Il voit pour Briançon un avenir brillant, une renommée européenne - il l'imagine en capitale des lapidaires !

"[...] je demandai quarante élèves, avec toute l'énergie de l'homme bien intentionné et qui avait la ferme persuasion de les rendre doublement utiles ; tout en cultivant les différents talents de mon établissement, ils auraient été à portée d'acquérir et de communiquer des lumières sur une multitude de défilés qui bordent l'Italie ; ils eussent été artistes en temps de paix, et guides en temps de guerre. Briançon serait devenue la pépinière des lapidaires, pour l'utilité de la France, comme Bruges le devint pour les diamantaires, qui s'étendirent insensiblement en Hollande. On ne m'en fit pas le refus, mais on ne décida rien sur cet objet important, qui méritait toute la sollicitude de l'homme d'Etat."   
Extrait de Autobiographie de Caire-Morand, par Paul Guillaume, vue 11 - page 18

 

tour diamantaire

(Illustration : extrait de [Illustrations de Le spectacle de la nature], par Le Bas, graveur, 1746-1749. Le tour des diamantaires.)
Source gallica.bnf.fr / BnF

 

Vous voulez en savoir plus sur Antoine Caire-Morand, son amour du pays et des pierres précieuses ? Retrouvez l'article que nous lui avons consacré.

 

 

 

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SUIVEZ L'ÉTOILE... 

 

Oronce Fine, mathématicien du 16e siècle spécialiste d'astronomie et d'astrologie - ces deux sciences n'ayant pas alors la même définition qu'aujourd'hui et n'étant pas incompatibles - nous met en garde : il convient de toujours tenir compte de la disposition des astres avant de s'engager dans une entreprise. Vous pensez parler argent avec votre vieux papa, déclarer votre flamme, changer de fournisseur d'accès Internet ?zodiaque Assurez-vous auparavant d'avoir Vénus, Saturne et la Lune de votre côté ! Grâce aux conseils d'Oronce Fine, vous serez assurés de toujours choisir le bon moment. Il vous aura prévenus : pas de ventouses sur les oreilles si la lune est en bélier !

Saturne étant avec la Lune en conjonction :

"Le jour est malheureux pour toutes œuvres, et principalement ne fait pas bon avoir affaire avec gens vieux, rustiques et laboureurs."

Saturne étant avec la Lune en sextile aspect :

"Il fait bon avoir affaire avec gens vieux, et de conseil, fonder châteaux, et bâtir édifices, ériger les choses ruinées, labourer la terre, planter vignes et jardins ; et mauvais traiter amour de femme."

Mars étant avec la Lune en sextile aspect :

"Il fait bon conduire armées à la bataille, avoir affaire avec les rois, capitaines et gendarmes, parler aux princes, et acheter chevaux de guerre, et choses de rouge couleur, et bon traiter l'alchimie."

Vénus étant avec la Lune en quadrature :

"Il fait bon prendre femme, traiter d'amour avec les dames, orner sa perruque, tailler et vêtir habillements nouveaux."

Lune en Ariès :

"Il fait bon commencer ce que l'on veut être tôt fini, et mauvais commencer ce que l'on veut être ferme et stable, avoir paroles avec les princes et riches gens : bon soi saigner, et mauvais raire [raser] la tête, et appliquer ventouses à ceux qui ont mal au col et oreilles."

Extrait de Oronce Fine, [Les ]canons & documents très amples touchant l'usage & practique des communs almanachz que l'on nomme éphémérides...], vue 31 - page 29 et suivantes
(Illustration : Figure des maisons du zodiaque. Extrait de Orontii Finaei,... de Duodecim caeli domiciliis et horis inaequalibus libellus...)
Source archives.hautes-alpes.fr / Archives départementales des Hautes-Alpes